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 When Life hands you lemons, make some tequila shots. | Mastrid

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Lun 2 Mai - 15:52


When Life hands you lemons,
make some tequila shots.

Cinco de Mayo. Ça sonne bien en bouche, pas vrai ? Trois mots si prometteurs, si vendeurs de rêve. Je sens d’ici les vapeurs d’alcool, imagine les sombreros tanguer, les langues se délier, les rires se multiplier. Pour sûr, je ne passerai pas ma soirée devant ma télévision ! J’envoie quelques messages, pars en quête d’un party arrosé tout en faisant mine d’écouter mes collaborateurs qui commentent la future daube musicale de l’été 2016. Je n’ai pas la tête à ça, je n’ai la tête à rien à part cultiver une gueule de bois pour le lendemain, ça c’est un programme plus joyeux ! Et lorsqu’on me demande mon avis, je grogne, je hausse les épaules, j’enlaidis ma pensée sur le sujet car c’est ce qu’on attend de moi. Si vous cherchez de l’éphémère qui rapporte sur un mois, ouais, vous avez votre gonzesse. Elle a les atouts de son physique, hein, et notre ingé son trouvera un moyen de cacher sa voix nasillarde... Mais si vous cherchez la nouvelle reine de la pop, je pense que vous êtes à côté de la plaque, les gars. Ça fait rire tout le monde, sauf celui qui tente de la vendre. Meh. Je les laisse continuer et replonge dans mes pensées. La journée s’allonge, s’étire, s’éternise. Réunions, rendez-vous, studio, léchage de bottes… j’en ai plein les miennes et toujours aucun plan en vue. Dammit, je vais devoir improviser.

A dix-neuf heures, je sors de mon Uber, le téléphone collé à l’oreille, et grogne. Cela fait au moins deux bonnes minutes que j’entends la voix désagréable de mon assistant me bassiner avec ce qu’il a fait de sa journée, comme un chien qui attendrait son nonosse. Je pensais l’avoir maîtrisé, ce bougre, l’avoir mis au pas, mais non ! Il est encore bien trop bavard, pense encore que ce qu’il me raconte peut avoir de l’importance. Je finis par lui couper la parole, sèchement, et lui rappelle tout ce qu’il n’a pas fait encore plus sèchement. Oh, et quand tu te seras sorti les doigts du cul, ramène ces putains d’écouteurs diatoniques, sans quoi il ne pourra pas enregistrer demain ! Et s’il n’enregistre pas demain, on va perdre des milliers de dollar que je déduirais de tes prochains salaires. Compris ? Je ne lui laisse même pas le temps d’un début de réponse et lui raccroche au nez. Voilà, ça lui fera les pieds. Ça, et le fait que ce que je lui ai demandé n’existe pas. Il n’aurait pas dû me gonfler et encore moins me reprendre sur ma syntaxe ce matin. C’est qui le patron dans l’histoire, hein ? Parfois cet abruti semble l’oublier, ce qui pourrait appuyer ma théorie comme quoi sa mère l’aurait bercé trop près du mur quand il n’était encore qu’un chiard baveux et puant. Il a l’art et la manière de faire ressortir le connard fini qui est en moi… Je pousse un long soupire satisfait et entre dans le bar, maintenant que ma mission est accomplie, que je lui ai compliqué la vie.

Dès que les premières notes de mariachi parviennent à mes oreilles, une soif dévorante s’empare de mon être : l’appel de la tequila. La bonne humeur des clients déjà présents me ferait presque oublier l’agacement que je ressentais quelques secondes plus tôt. Je me hisse sur le premier tabouret disponible qui croise mon chemin et consulte une dernière fois mon téléphone pour tristement constater que Liam n’est vraisemblablement pas décidé à se joindre à moi pour célébrer le cinq Mai. Probablement qu’il aura eu une meilleure offre, avec un bonnet D… voire E. Saleté d’irlandais. Bros before hoes, ce n’est pourtant pas si compliqué, surtout qu’il me l’a si souvent balancé quand j’avais encore un anneau à l’annulaire gauche, se plaignant que je le délaissais. Ah bah il est beau l’ami et certainement qu’il aura un message sympathico-alcoolisé sur son répondeur d’ici le lever du soleil. Et en parlant de ça, je fais signe au barman et me commande une bière mexicaine, accompagnée d’un shot de tequila histoire de bien la faire passer et/ou de me mettre en bouche. Je le fais dans un espagnol si approximatif que je massacre certainement la langue, mais hé, au moins j’essaye, je tente de m’adapter. En retour je n’obtiens qu’un haussement de sourcils dédaigneux. Tu veux un pourboire, ou pas ? Le mot magique à peine lâché, le barman s’active. Je me retourne vers mes voisins de comptoir, soupire. Ah. L’argent, langue universelle. Dans quel monde vit-on, je vous l’demande.


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Dim 26 Juin - 21:13


Matt & Astrid





El cinco de mayo. Une fête qui laissait Astrid partagée au possible. D’un côté, elle avait envie d’aller voir les Français pour leur dire à quel point ils avaient été stupides – et incompétents – de se faire ratatiner par une armée disposant largement moins de moyens qu’eux ; et d’un autre côté, elle se sentait obligée de fêter l’événement. Plutôt contradictoire, n’est-ce pas ? Pourtant, tout prenait son sens lorsque l’on connaissait la demoiselle : elle avait juste du mal avec n’importe quelle célébration qui lui imposait de sortir en société pour la simple et bonne raison qu’elle n’était pas sociable du tout. Non parce que pour elle, il n’y avait aucun doute possible : les Français n’étaient pas suffisamment dégourdis pour établir de vraies stratégies de combat efficaces pouvant les mener à une victoire. Et les conséquences directes de cette défaite faisait qu’Astrid tenait Napoléon III directement responsable des célébrations qui lui étaient infligées contre son gré, célébrations qui duraient des jours et des jours au sein de la communauté mexicaine, et auprès de personnes lambda qui n’avaient jamais entendu parler d’une moindre bataille impliquant les armées mexicaine et française mais qui étaient simplement là pour s’enchaîner des shots de tequila en bonne compagnie à prix réduit. En d’autres termes, elle n’avait plus d’autre choix que de côtoyer toute une bande d’imbéciles alcooliques. Et ce n’était pas tellement à cause de ses maigres origines latines qu’elle fêtait la victoire du Mexique – il était hors de question de mettre tous les latinos dans le même panier – mais plus par devoir d’instruction de ces pauvres gens sans culture qui n’étaient là que pour l’alcool. Et puis aussi parce que ça restait une bonne occasion d’étendre sa connaissance sur la tequila et les derniers hits de reggaeton en vogue, mais ce n’était qu’une obligation accessoire qui découlait directement de son besoin d’instruire le monde. Alors il n’y avait pas à dire, el cinco de mayo devenait un événement incontournable auquel elle n’avait pas le droit d’échapper. Et tant pis si les festivités l’obligeaient à se mettre en contact avec des personnes loin de rejoindre son niveau intellectuel, elle trouverait toujours un moyen de s’amuser de ces gens pour qui elle n’éprouverait de toute façon jamais d’autre intérêt.

Et parmi toutes les personnes de son entourage, celle qui avait le plus envie de la libérer, de la rendre moins sauvage – et donc plus abordable socialement parlant – était incontestablement Alison. La sœur de la demoiselle avait ce don assez inexplicable de s’entendre avec tout le monde et de créer une sorte d’aura autour d’elle qui la rendait à la fois aussi accessible qu’intrigante. Autrement dit, Alison n’avait absolument aucun mal à se sentir parfaitement à l’aise dans n’importe quelle occasion, et son métier d’agent et d’experte des relations sociales faisait qu’elle trouvait toujours le bon moyen de se rendre aux soirées les plus exclusives de Los Angeles et de s’y faire remarquer. Non pas qu’Astrid n’était pas de son côté invitée à ce genre d’événements, mais la blonde trouvait toujours le moyen de s’isoler avec ses amis en passant le clair de son temps à se moquer des autres en ne sympathisant uniquement qu’avec les barmen/maids pour faire le plein de boissons alcoolisées. Autant dire que ce n’était pas la meilleure des façons pour capter tous les regards de manière positive, but whatever. Après tout, c’était bien de la sorte qu’elle s’amusait le mieux. Mais il n’y avait rien à faire, Alison avait une vision entièrement différente sur la question et elle commençait à s’impatienter sérieusement. Astrid pouvait la dépasser de loin avec son intellect, ça n’empêchait pas Alison de la décrire comme la fille la plus stupide qui soit et de la prendre en otage dans ses soirées pour faire d’elle la parfaite party girl. Alors autant dire que la blonde n’avait pas eu le choix lorsque son ainée lui avait imposé la soirée del cinco de mayo au bar d’El Carmen, quand bien même il n’y avait absolument rien de VIP là dedans. « Je te préviens, interdiction de reprendre les autres sur leur stupidité ou leur consommation d’alcool. On se fiche éperdument de ce qui s’est passé il y a plus de deux cent ans et tu seras la première à te satisfaire de la présence de la meilleure tequila de Los Angeles. Je veux aucune grimace et surtout que tu t’amuses comme une personne NORMALE, quitte à ce que t’aies besoin de descendre tout le bar pour que ça arrive. Viens vers 19h, comme ça on mange aussi là-bas. » Bien évident, une telle annonce l’avait fait grimacer et elle avait traité sa sœur de dictatrice et d’imbécile, mais ce n’était pas bien différent que ce qu’elle faisait d’habitude.

Pourtant, malgré tout son enthousiasme, Astrid n’avait pas eu le courage de déprogrammer la soirée. De un, elle savait pertinemment que ça n’empêcherait jamais sa sœur de trouver un autre moyen pour aboutir à ses fins et elle n’avait pas envie de se la coltiner tous les soirs pour les six prochains mois de l’année. Et de deux, c’était l’occasion rêver pour échapper à Ivy. L’ambiance entre les deux blondes était toujours aussi désastreuse et la suédoise était prête à tout pour ne plus à avoir à passer une soirée à la regarder dans le blanc des yeux avant de partir dans une énième dispute qui menait à nulle part. comme quoi, se retrouver avec une bande d’imbéciles dans un bar mexicain serait presque attrayant…
Alors un peu après dix-neuf heures trente – oui il ne fallait pas déconner, ses origines latines reprenaient facilement le dessus lorsqu’il était question de ponctualité, et de toute façon elle savait que lorsque sa sœur lui donnait une heure, c’était la première à arriver une heure après les autres –, Astrid arriva dans le bar qui était déjà plein à craquer. Entre les drapeaux mexicains qui flottaient un peu partout dans la pièce, l’odeur de la nourriture, les vapeurs de tequila, et la bonne humeur ambiante des gens qui se mettaient même à chanter Cielito Lindo, les festivités battaient leur plein. Et bien évidemment, aucune trace d’Alison. Génial, ça ne faisait même pas cinq minutes qu’elle était là qu’elle avait déjà envie de partir en courant. Alors, sans cacher sa joie de vivre habituelle, la blonde se dirigea vers le bar. Quitte à être là et à se voir imposer tout ce qu’elle détestait dans une telle soirée, autant profiter de la tequila. « Un chupito de tequila por fa. No me importa cual es, necesito alcohol. Mucho alcohol. ». Le serveur lui lança un regard intrigué mais garda ses pensées pour lui, Astrid n’était certainement pas la seule à lui balancer ce genre de chose. Puis bon, il n’y avait pas d’heure pour se mettre une mine, right ? Du moins, c’était ce qu’elle se disait. Après tout, son voisin, un nain en solitaire, venait bien de commander plus qu’elle, et dans un espagnol absolument ridicule qui plus est. M’enfin, au moins il prenait la peine de s’essayer à l’espagnol, ce qui était déjà un bon point. « Je vous emprunte le sel », lui annonça-t-elle d’ailleurs lorsque son shot lui fut servi. « Par contre je suis désolée de vous le dire mais vous avez besoin de cours d’espagnol, c’est déjà étonnant qu’il ait réussi à vous comprendre sur votre commande ». Ça ne se voulait pas méchant, plutôt moqueur, mais ça restait encore à des lieux des promesses qu’elle avait fait à sa sœur de bien se tenir. « Désolée, au moins vous êtes le seul non-hispanique à tenter une communication, c’est honorable. » s’empressa-t-elle alors d’ajouter bien qu’elle ne le pensait pas du tout. « Oh Dios mío, je vais avoir besoin d’une bonne descente ce soir. », finit-elle par conclure avant de boire son shot. Oh oui, ce n’était que le début… et Alison n’était même pas là.
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